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14/05/2010

Auvillar

12/05/2010

Lauzerte

La journée devait être courte, mais c'était en oubliant les montagnes russes et les chemins devenus boueux par les pluies des derniers jours. Nous avons démarré la journée avec une légère brume, qui durera toute la matinée, et qui  une fois dissipée a laissé la place à la douceur. Nous avons fait la connaissance de Montcuq, c'était sur notre chemin du matin. Nous sommes à Lauzerte, petite cité médiévale du Lot-et-Garonne, où une partie de la vie tourne autour des pèlerins. Demain 25 km jusqu'à Moissac.

10/05/2010

Mas-de-Vers

Hier soir nous avons eu un orage, bien éclairé qui a bien mouillé le sol. Mais aujourd'hui la colère s'est dissipée et la journée a été splendide. Nous avons traversé de nombreuses forêts, sur des chemins parfois boueux et glissants mais très souples pour nos pneumatiques. Nous entamons notre troisième semaine vers Santiago, et il n'y a plus de "tamalou".

09/05/2010

Limogne en Quercy, fête à la grenouille

08/05/2010

Cajarc

Nous avons eu trois étapes  assez pluvieuses, nombreux pèlerins avaient le moral dans les chaussettes. Nous avons rencontré de la neige sur les hauteurs de Conques et le temps était légèrement frais.  Depuis vendredi le temps semble s'améliorer et nous finissons la journée avec du soleil. Nous sommes à Cajarc dans le Lot, nos articulations supportent le choc, de bons massages en arrivant et c'est reparti. Demain dimanche, Pied Léger n'oubliez pas d'aller faire la randonnée! Bien évidemment, il fera  beau.... Grosses bises à toute l'équipe. ULTREIA

03/05/2010

Espalion

Demain, nous entamons notre deuxième semaine vers Saint-Jacques. Nous sommes à Espalion, dans l'Aveyron et atteindrons Conques dans deux jours. Nous avons quitté l'Aubrac ses murs de pierres, ses burons et ses terres sauvages et longeons maintenant le Lot. Sur ce chemin, " dans le silence et la solitude, on n'entend plus que l'essentiel". Le temps est à la marche, un peu gris, mais "la pluie du matin n'arrête pas le pèlerin". Tout va pour le mieux, les ampoules ayant eu honte ont disparu et les mollets se sont habitués à partir le matin et à flâner toute la journée.

29/04/2010

J+3

Nous avons terminé notre troisième jour sur le Chemin et bénéficions d'un temps idéal; demain paraît-il sera plus frais et humide mais nous sortirons notre équipement, guêtres, ponchos.... Nous sommes à Saint-Alban sur Limagnole en Lozère dans la Margeride au pays de la bête du Gévaudan. Mais avec nos bâtons nous ne craignons rien. Il nous reste à parcourir 1572-3*24 km... Genoux OK, mollets OK, tendons OK, deux petites ampoules sur chaque petit orteil de la gente masculine, mais qui n'empêchent pas d'avancer plus vite que la gente féminine!!!!! Bonnes randonnées à toute l'équipe du Pied Léger.

tout va bien. pb accès blog.

26/04/2010

partis

24/04/2010

J-1

Nous sommes prêts, tout est bouclé et jusqu'à ce jour pas un grain de sable n'est venu enrayer notre projet. Ce soir nous vérifions si tout ce qui indispensable est dans le sac, demain 14h30 nous quittons les Sables d'Olonne avec notre sac à dos. ULTREIA

03/04/2010

En attendant le départ

Nous donnons encore trois semaines au printemps pour qu'il pointe le bout du nez. S'il boude encore, nous partirons guêtrés sans l'attendre avec nos polaires et ponchos et l'attendrons en chemin.

Nous arriverons le lundi 26 avril au Puy-en-Velay, par le train,  à 17h15 et là débutera notre pérégrination. Nous  rejoindrons Le Relais du Pélerin Saint-Jacques au 28 de la rue Polignac avec 15 minutes de marche; déjà nous saurons si l'essentiel  que nous avons sur le dos est digne du voyage. Au 29 de la rue Polignac, l'accueil pélerin du relais Notre-Dame propose à 17h45 une petite mise en bouche avec le pot du pèlerin, potion magique pour la suite du périple. Mardi 27 nous assisterons à 7 h à la messe pèlerine à la cathédrale avec la bénédiction des pèlerins et descendrons les marches  vers la rue des tables.

20/03/2010

Partir

Partir, c'est avant tout sortir de soi, briser la croûte d'égoïsme qui essaie de nous emprisonner dans notre propre moi. Partir, c'est cesser de tourner autour de soi-même, comme si on était le centre du monde et de la vie. Partir, ce n'est pas se laisser enfermer dans le cercle des problèmes du petit monde auquel nous appartenons. Quel que soit son importance l'humanité est plus grande et c'est elle que nous devons servir. Partir ce n'est pas dévorer des kilomètres, traverser des mers et atteindre les vitesses supersoniques; c'est avant tout s'ouvrir aux autres, les découvrir, aller à leur rencontre, s'ouvrir à leurs idées y compris celles qui sont contraires aux nôtres.

Partir, c'est avoir le souffle d'un marcheur.    Don Helder Camara  (merci à Marie-Claude, ancienne pèlerine, pour nous avoir procuré ce texte )

19/03/2010

Le parcours, Le Puy-en-Velay, Saint Jacques de Compostelle

carte.docx    carte st jacques.doc

 

09/03/2010

Pourquoi partir?

Pour partir sur les chemins, il faut être motivé. Motivé par quoi et pour quoi? on ne le sait pas toujours, mais quelque chose dans l'inconscient nous fait rêver et nous fait partir. Quand il fait froid, on marche dans le froid, quand il pleut, on marche sous la pluie, quand il fait chaud, on marche sous le cagnard, on sait que l'on rouspètera après le temps, mais pas après notre présence sur les chemins. Faire 20, 25,30 kilomètres dans une journée est à la portée de beaucoup, c'est repartir le lendemain, le surlendemain ... qui est difficile. Les muscles raides, les ampoules, la fatigue peuvent devenir le quotidien, et c'est pour éviter ces quelques inconvénients qu'il faut un minimum de préparation.  Tous les vêtements doivent, au préalable,  avoir été testés. Une simple paire de chaussettes peut, en quelques minutes, nous faire galérer. On sait que l'on est prêt à partir, lorsque rien ne nous arrête et que l'on arrive à mettre de côté son quotidien... Il ne faut pas oublier qu'on part avec tout ce qui est nécessaire dans son sac à dos; et là on relativise sur la notion de nécessaire. Mais nous ne partons pas au bout du monde, nous ne sommes jamais bien loin d'un village, d'une ville, du téléphone et en cas de problème nous savons que nous trouverons  de l'aide, comme lorsqu'on reste chez soit.

Je rappelle l'excellente analyse d'Alix de Saint-André,

On part forcément avec la vague idée d'élever son âme et la première chose qu'on découvre, c'est son corps. Un coude, deux reins, dix orteils, et un nombre incalculable d'articulations, de la nuque aux doigts de pieds, qui se mettent soudain à grincer. Tout le monde n'a pas mal partout mais tout le monde a mal quelque part. Les "chemins" commencent dans la haute sphère de la pensée , mais atterrissent vite dans les sparadraps.  Il ne faut que trois jours aux conversations métaphysiques pour se transformer en échange de comprimés et de pommades. Le soir on arrive en loques, à peine humains, puants de sueur, déglingués, horribles. Mais dès la douche, à nouveau on ressuscite, on va visiter le patelin,on trottine gaiement.

16/02/2010

En route pour le chemin

Le projet se met en place. Si tout va bien le départ pour Saint-Jacques est prévu le 26 avril 2010. Avec le Miam Miam Dodo (Minister Amat Dominum) comme guide, on espère être toujours sur le bon chemin. Entre 60 et 70 jours de marche.

05/07/2009

C'est quoi marcher?

On part forcément avec la vague idée d'élever son âme et la première chose qu'on découvre, c'est son corps. Un coude deux reins, dix orteils, et un nombre incalculable d'articulations, de la nuque aux doigts de pieds,qui se mettent soudain à grincer. Tout le monde n'a pas mal partout mais tout le monde a mal quelque part. Les "chemins" commencent dans la haute sphère de la pensée , mais atterrissent vite dans les sparadraps.  Il ne faut que trois jours aux conversations métaphysiques pour se transformer en échange de comprimés et de pommades. Le soir on arrive en loques, à peine humains, puants de sueur, déglingués, horribles. Mais dès la douche, à nouveau on ressuscite, on va visiter le patelin,on trottine gaiement. Alix de Saint-André.

31/01/2007

Histoire de Saint Jacques

Le début d’une longue histoire…
Tout a commencé au bord d’un lac avec quatre pêcheurs, devenus complices, parce qu’un jour ils ont croisé le chemin d’un homme qui voulait changer le monde.
Il voulait que tout le monde soit heureux, que tout le monde s’aime, et que la lumière puisse partout briller .
Ils devinrent ses fidèles compagnons et ont tout quitté pour le suivre. Ils sillonnent le pays, par les vallées et les collines, mobilisent les foules et font des émules.
Mais pour avoir cru et rêver au bonheur de l’humanité, ils en ont sacrifié leur vie.
Ils étaient treize.
Ensemble, avec passion, ils commencent à haranguer les foules en parlant d’amour, de justice, de tolérance, d’humilité, de paix.
Ils vont par les chemins, de villages en villages, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage. Ils croient et espèrent.
Ils sont convaincants et leur renommée grandit. Leur succès dérange et provoque jalousie et haine. Vont alors commencer les confrontations et pour la promesse de quelques deniers, l’un d’entre eux trahira.
Leur dernier repas pris en commun restera marqué à jamais.
Pris de remords, l’infidèle se pendra.
Nous sommes aux environs de l’an 33 et ils ne sont plus que onze.
Après ce tragique et douloureux épisode, les compagnons restants, continuent la tâche qu’ils s’étaient promis de mener à bien.
Jacques, était l’un d’entre eux. Il décide de partir convaincre les infidèles d’Occident, mais sans grand succès. Il ne fit que très peu de convertis. Deux probablement . Déçu il retournera chez lui avec ses nouveaux compagnons de route, et là, inlassablement, continuera avec ténacité sa mission.
Il fut lui aussi arrêté, et condamné.
Cela se passait en l’an 42.
Son corps fut jeté au-delà des murs de la ville et livré en pâture aux chiens errants et aux rapaces. Mais, c’était sans compter sur l’obstination de ses deux dévoués compagnons d’infortune qui veillaient. Recueillant aussitôt sa dépouille, ils la déposent dans une barque et quittent le pays en espérant retourner à Iria Flavia, là, où Jacques s’était autrefois installé avec tous ses espoirs et ses rêves.
Voguant au gré des flots, des courants et du vent, la barque arrive après un long périple sur le rivage de la Galice.
Les années passèrent. Cette histoire aurait pu être oubliée.
Vers l’an 810, un ermite, observe plusieurs nuits durant une mystérieuse pluie d’étoiles au-dessus d’un champ. Il comprend.
Il sait que là, il découvrira ce que les mémoires avaient enfoui au plus profond d’elles mêmes depuis des siècles.
Le champ où repose Jacques et ses compagnons est là, et s’appellera à partir de ce jour Campus Stellae.
En l’an 950, le premier Jacquet français connu, Godescale, évêque du Puy, s’y rend à cheval. La voie qu’il suivra, du Puy-en-Velay à Roncevaux, se nommera à partir de ce jour la Via Podiensis.
Et d’autres Jacquets suivront. En mai 2006, une autre bande de copains s’aventureront sur les chemins avec comme compagnons, le bourdon, la besace, la calebasse et la coquille.
Emportant l’essentiel sur le dos, et en se désencombrant de l’inutile et du superflu, ils emprunteront, guidés par la lumière, le plus beau des chemins, celui de l’amitié .

Saint jacques de Compostelle

Je vous recommande le livre de Jacques Clouteau: "Il est un beau chemin semé d'épines et d'étoiles". Il m'a été offert par des amoureux du chemin, c'est un délice d'aventures.
"Il faut bien se l'avouer, partir à pied, c'est retrouver tout au fond de soi le vagabond qui sommeille sous le vernis de civilisaton. Pour ceux qui ont eu la chance de grandir en-dehors des villes, les plus beaux moments de l'enfance ne sont-ils pas ceux où l'on traînait à ne rien faire, dans les campagnes et les bois, à manger des mûres et courir après les poules, à tailler des branches d'arbres et sauter les ruisseaux? Partir à pied, c'est retourner aussi sur les traces de son enfance."

 
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