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20/03/2010

Partir

Partir, c'est avant tout sortir de soi, briser la croûte d'égoïsme qui essaie de nous emprisonner dans notre propre moi. Partir, c'est cesser de tourner autour de soi-même, comme si on était le centre du monde et de la vie. Partir, ce n'est pas se laisser enfermer dans le cercle des problèmes du petit monde auquel nous appartenons. Quel que soit son importance l'humanité est plus grande et c'est elle que nous devons servir. Partir ce n'est pas dévorer des kilomètres, traverser des mers et atteindre les vitesses supersoniques; c'est avant tout s'ouvrir aux autres, les découvrir, aller à leur rencontre, s'ouvrir à leurs idées y compris celles qui sont contraires aux nôtres.

Partir, c'est avoir le souffle d'un marcheur.    Don Helder Camara  (merci à Marie-Claude, ancienne pèlerine, pour nous avoir procuré ce texte )

19/03/2010

Le parcours, Le Puy-en-Velay, Saint Jacques de Compostelle

carte.docx    carte st jacques.doc

 

09/03/2010

Pourquoi partir?

Pour partir sur les chemins, il faut être motivé. Motivé par quoi et pour quoi? on ne le sait pas toujours, mais quelque chose dans l'inconscient nous fait rêver et nous fait partir. Quand il fait froid, on marche dans le froid, quand il pleut, on marche sous la pluie, quand il fait chaud, on marche sous le cagnard, on sait que l'on rouspètera après le temps, mais pas après notre présence sur les chemins. Faire 20, 25,30 kilomètres dans une journée est à la portée de beaucoup, c'est repartir le lendemain, le surlendemain ... qui est difficile. Les muscles raides, les ampoules, la fatigue peuvent devenir le quotidien, et c'est pour éviter ces quelques inconvénients qu'il faut un minimum de préparation.  Tous les vêtements doivent, au préalable,  avoir été testés. Une simple paire de chaussettes peut, en quelques minutes, nous faire galérer. On sait que l'on est prêt à partir, lorsque rien ne nous arrête et que l'on arrive à mettre de côté son quotidien... Il ne faut pas oublier qu'on part avec tout ce qui est nécessaire dans son sac à dos; et là on relativise sur la notion de nécessaire. Mais nous ne partons pas au bout du monde, nous ne sommes jamais bien loin d'un village, d'une ville, du téléphone et en cas de problème nous savons que nous trouverons  de l'aide, comme lorsqu'on reste chez soit.

Je rappelle l'excellente analyse d'Alix de Saint-André,

On part forcément avec la vague idée d'élever son âme et la première chose qu'on découvre, c'est son corps. Un coude, deux reins, dix orteils, et un nombre incalculable d'articulations, de la nuque aux doigts de pieds, qui se mettent soudain à grincer. Tout le monde n'a pas mal partout mais tout le monde a mal quelque part. Les "chemins" commencent dans la haute sphère de la pensée , mais atterrissent vite dans les sparadraps.  Il ne faut que trois jours aux conversations métaphysiques pour se transformer en échange de comprimés et de pommades. Le soir on arrive en loques, à peine humains, puants de sueur, déglingués, horribles. Mais dès la douche, à nouveau on ressuscite, on va visiter le patelin,on trottine gaiement.

 
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