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09/03/2010

Pourquoi partir?

Pour partir sur les chemins, il faut être motivé. Motivé par quoi et pour quoi? on ne le sait pas toujours, mais quelque chose dans l'inconscient nous fait rêver et nous fait partir. Quand il fait froid, on marche dans le froid, quand il pleut, on marche sous la pluie, quand il fait chaud, on marche sous le cagnard, on sait que l'on rouspètera après le temps, mais pas après notre présence sur les chemins. Faire 20, 25,30 kilomètres dans une journée est à la portée de beaucoup, c'est repartir le lendemain, le surlendemain ... qui est difficile. Les muscles raides, les ampoules, la fatigue peuvent devenir le quotidien, et c'est pour éviter ces quelques inconvénients qu'il faut un minimum de préparation.  Tous les vêtements doivent, au préalable,  avoir été testés. Une simple paire de chaussettes peut, en quelques minutes, nous faire galérer. On sait que l'on est prêt à partir, lorsque rien ne nous arrête et que l'on arrive à mettre de côté son quotidien... Il ne faut pas oublier qu'on part avec tout ce qui est nécessaire dans son sac à dos; et là on relativise sur la notion de nécessaire. Mais nous ne partons pas au bout du monde, nous ne sommes jamais bien loin d'un village, d'une ville, du téléphone et en cas de problème nous savons que nous trouverons  de l'aide, comme lorsqu'on reste chez soit.

Je rappelle l'excellente analyse d'Alix de Saint-André,

On part forcément avec la vague idée d'élever son âme et la première chose qu'on découvre, c'est son corps. Un coude, deux reins, dix orteils, et un nombre incalculable d'articulations, de la nuque aux doigts de pieds, qui se mettent soudain à grincer. Tout le monde n'a pas mal partout mais tout le monde a mal quelque part. Les "chemins" commencent dans la haute sphère de la pensée , mais atterrissent vite dans les sparadraps.  Il ne faut que trois jours aux conversations métaphysiques pour se transformer en échange de comprimés et de pommades. Le soir on arrive en loques, à peine humains, puants de sueur, déglingués, horribles. Mais dès la douche, à nouveau on ressuscite, on va visiter le patelin,on trottine gaiement.

Commentaires

J'ai aimée toujour partir par des chemins, et j'etais tres heureuse, toujour par des chemins inconus, en montant des montagnes et en descendant, et le pluipart de fois en solitaire. Maintenant je ne peut pas le faire 1 km. est dèjá trop pour moi et mes bequilles. Je regrette n'avoir pas fait le chemin de Santiago de Compostelle. Amities MARU

Écrit par : mbouillon | 09/03/2010

Je ne sais pas si ce sera utile aux marcheurs mais,Jacques LANZMANN, grand marcheur devant l'éternel, se "ravivait" les pieds à .... l'alcool. Bon, encore faut-il avoir une fiole sur soi. Donc, prévoir une place dans le sac à dos pour ce genre de "médicament". Et puis, on ne sait jamais, on peut joindre l'utile à l'agréable ! "Il est des nô ôtres, il arrose ses cloques comme les au autres"

Écrit par : daniel | 09/03/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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